Rétro 2019 : Ils ont fait l’actualité locale au Cameroun 17-24

Rétro 2019 : Ils ont fait l’actualité locale au Cameroun 17-24

Ils sont hommes politiques, jounalistes, jeunes manipulés par l’élite ou victimes des tares de l’urbanisation. Ils ont été à la une en 2019. Voici la liste de la 17e à la 24e place. 

 

17. Patrice Nganang

Le célèbre écrivain camerounais qui avoue lui-même avoir investi les réseaux sociaux en 2011 à la chute d’Hosni Moubarak en est devenu une coqueluche avec des posts incendiaires où la recherche de la confrontation avec d’autres intellectuels camerounais le dispute à la polémique, notamment sur l’appel à l’extermination des bulu qu’il n’hésite pas à assimiler au régime de Yaoundé dont il rêve de la fin en mondovision à partir de la poste centrale de Yaoundé. Une posture qui a contribué à envenimer davantage les rapports déjà fragiles entre Fang-Beti-Bulu et Bamileke.

En 2019, le promoteur de Generation Change et du Tribunal Article 53, qui s’est lancé dans une campagne pro-Kamto au point de créer une chaîne qui lui était dédiée, ne pouvait trahir sa réputation. Ne voyant pas le combat actuel de Maurice Kamto suivre la trajectoire du “chassement” de Paul Biya telle qu’il la voit, l’auteur de la Saison des prunes a entrepris de démolir le candidat malheureux de la présidentielle de 2018. L’un des reproches qu’il fait à l’auteur de L’urgence de la pensée est qu’il ne sait pas communiquer à l’ère du 2.0: “Maurice Kamto a-t-il un compte Facebook? A-t-il un compte WhatsApp? Lui qui depuis sa liberation n’a plus pris la parole que par des communiqués tapés à  la machine sinon plus d’un magistère absolu par Bibou Nissack, à partir du siège du parti, ou postés par lui sur un compte FB générique, à  quelle génération de la communication politique appartient-il?”

Mais il est difficile de ne pas retenir l’accueil qu’il a réservé à la loi n°2019/020 du 24 décembre 2019 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°2016/007 du 12 juillet 2016 portant code pénal, dont l’article 241 nouveau pénalise désormais l'”outrage à la tribu”. Il estime que le discours qu’il a tenu depuis 2012 sur la stigmatisation des Bulu visait à utiliser l’effet miroir (“tribalisme de Mongo Beti, Achille Mbembe, Maurice Kamto, Henriette Ekwe et Um Nyobe”), pour éveiller les conciences sur ce phénomène sexagénaire porté à son paroxysme entre 2017 et 2019 face au sérieux de la candidature de Kamto, contrairement aux autres Bamileke qui s’étaient présentés avant lui à une élection présidentielle. A tel point, dit-il, que c’est plutôt la victime de tribalisme qui a été forcé de se prononcer sur le tribalisme en se désolidarisant des propos de Nganang, qui plus tard a réussi à collecter pour lui 42 millions de Fcfa pendant ses 9 mois de détention. “Le tribalisme sera enfin un crime au Cameroun, se réjouit-il. Il était temps!”

 

18. Mathias Eric Owona Nguini

Difficile de parler de Patrice Nganang sans avoir à citer celui qui est célébre par ses initiales MEON, mais aussi par les majuscules dont il use et abuse dans ses posts sur les réseaux sociaux. Entre 2014 et 2018, une vive et violente opposition à travers médias et réseaux sociaux a caractérisé leurs rapports, et le retournement de veste du fils du puissant ministre Joseph Owona a malheureusement confirmé les grandes réserves de Nganang sur la sincérité des positions de celui qui fut longtemps le chouchou des médias publics et privés.

Dire qu’en 2011, il a été pressenti pour être le candidat de l’Offre orange à la présidentielle de cette année-là. Il était alors au faîte de sa gloire, ses sorties fort nombreuses sur les plateaux radios et télé, étaient considérés comme des rendez-vous avec le peuple camerounais. Et du jour au lendemain, sans que l’on comprenne bien le revirement que certains de ses opposants trouvent bien articulé à un rôle que le régime en place lui aurait demandé de jouer pour tromper la galerie,  le sociopolitiste changea du tout au tout et le pays perdit au change un analyste aussi polyvalent que percutant.

On le retrouva en 2016 chantant les louanges de l’épouse du président, dans ce qu’il appela “le chantalisme biayïste” et qui eut comme curieuse coïncidence de voir aboutir son dossier de changement de grade universitaire après des années de gel et/ou rejet. Qui sait ? Depuis lors et surtout en 2019, plus maladroit qu’un albatros trempé, ayant perdu de sa verve et sa superbe, il se bat à défendre sur quelques rares plateaux et particulièrement la chaîne Vision 4 le régime qu’il découpait en dés carrés depuis une décennie. Plus que cette défense dont il semble le premier non convaincu, c’est davantage sa répulsion de “tonton Maurika” comme il appelle Maurice Kamto et son parti qui interrogent. Une constante depuis 2017 qui a fait dire à Mamadou Mota, l’un des vice-présidents du Mouvement pour la renaissace du cameroun (Mrc) que cette “haine” a valu à Kamto au plus fort de son expression 113 posts de MEON en moins de sept jours, soit une moyenne quotidienne de 16 posts.

Inventeur, même s’il s’en défend, du concept de “tontinards” pour parler des partisans du Mrc et plus généralement des Bamileke auxquels il veut, à la suite du régime, réduire ce parti, au point d’avoir ancré dans le débat public le concept de “parti ethnofasciste”, il a largement contribué à une “dichotomisation” de la scène politique camerounaise avec d’une part les “tontinards” et d’autre part les “sardinards” – nom trouvé par ceux qu’il avait étiquettés pour parler de ceux qui lui ressemblent et défendent le pouvoir en place.

 

19. Dieudonné Essomba

Parfait inconnu avant 2015, cet ingénieur statisticien-économiste de 60 ans qui ne croit point en la décentralisaton, est apparu sur la scène médiatique par quelques tribunes en 2015 sur la crise grecque, puis sur le budget du Cameroun. Et on l’a progressivement vu sortir du couloir spécifique de l’économie pour parler d’éducation, de faits sociaux et surtout de politique, notamment du régime Biya et de sa fin. Gagnant en notoriété et de plus en plus invité sur les plateaux, il a pris sur lui de distribuer les bons et mauvais points aux acteurs politiques.

En 2019, c’est surtout pour ses positions répétées inlassablement sur la nécessité de transformer l’Etat unitaire en un Etat fédéral sur la base des 10 régons actuelles qui l’a fait remarquer. Et à la faveur de la convocation du Grand dialogue national il a essayé de faire passer ses convictions, estimant qu’elles seules peuvent permettre au pays d’éviter l’implosion des crises intercommunautaires que le principe d’autochtonie dans les mairies de villes et l’érection du statut spécial des régions anglophones, au mieux, ne feront que retarder. “L’État du Cameroun, dit-il, n’a plus les moyens de garder sous son contrôle les tensions intercommunautaires, et les hostilités mutuelles qui deviennent de plus en plus récurrentes et de plus en plus ouvertes ne s’arrêteront pas ! Elles vont s’intensifier, jusqu’à atteindre un niveau critique où les Communautés vont chasser les autres de leur territoire, par la force et la violence”. Et l’auteur de l’essai Une voie de développement pour l’Afrique: la monnaie binaire précise: “La sensibilisation et le discours sur l’unité nationale ne peuvent plus régler la situation, car les tribus se battent sur des enjeux économiques réels : emplois publics, postes politiques, infrastructures, segments du marché, etc.” Pour faire simple, il ne croit pas à la fin de l’ethnicité dans les villes cosmopolites comme Douala et Yaoundé malgré la vitesse, la puissance et le nombre croissant des métissages.

 

20. Vision 4

La chaîne de télévision qui monte dans l’audimat depuis 2017 avec les travaux qui ont permis d’améliorer la qualité sonore, l’éclairage et les décors de ses productions est malheureusement desservie par un personnel dont la relation à l’éthique et la déontologie est questionnable. Ce qui n’empêche cependant pas quantité d’invités, parfois de haut vol, de répondre à ses invitations. La chaîne du magnat Jean Pierre Amougou Belinga au passé trouble, et qui a su bâtir un empire qui étend ses tentacules dans les pays voisins, a été confiée à des jeunes “journalistes” dont les propos sur plateaux et sur les réseaux sociaux trahissent et traduisent haine tribale et incitation à la haine tribale et communautaire, au point de lui valoir le sobriquet de “télévision mille collines”.

Une timide repression de son Pdg devant la quantité de plaintes à lui parvenues n’a pas suffi à voiler le positionnement pro-régime de la chaîne qui a damé le pion à Canal 2 International dans la guerre de l’audience contre la Crtv, la chaîne à capitaux publics. Et ce ne sont pas les sanctions du reste non appliquées du Conseil national de la communication qui arrangent les choses de la chaîne de “l’ami personnel” du ministre d’Etat en charge de la Justice, Laurent Esso.

En 2019, Ernest Obama, Parfait Ayissi, Francis Bonga et plus plus encore Martial Owona n’ont eu de cesse de multiplier les sorties les unes plus provocatrices que les autres, avec un fort relent crisogène et tribaliste de ces spécialistes du journalisme assis. Dire que jamais au Cameroun, un média n’avait autant donné du pouvoir et des moyens aux jeunes pour la pratique d’un journalisme exemplaire dans un pays en crise. Hélas, il faudra repasser.

 

21. Abel Elimbi Lobe

Probablement l’un des rares à se satisfaire de la curieuse disposition légale prévoyant que les maires de villes soient désormais des autochtones, Elimbi Lobe, 57 ans, n’a de cesse de revendiquer des droits spécifiques pour les autochtones de Douala, depuis son départ du Social democratic front (Sdf) dont il était militant et conseiller municipal dans la commune de Douala V.

Le promoteur de la plateforme Kawtal a été particulièrement remarqué auGrand dialogue national où il a claqué la porte de la commission dont il était membre au prétexte que son combat n’était pas suffisamment pris au sérieux. Devenu virulent opposant de l’opposition, il ne loupe jamais une occasion de s’en prendre à son ancien parti et surtout à Maurice Kamto et son parti, y compris depuis que le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a choisi de boycotter le double scrutin à venir. La question qui se pose désormais est celle de savoir sur quel électorat il compte pour son avenir politique qu’il voit comme député du Wouri Centre (Douala I et VI) : les autochtones minoritaires comme il aime à le rappeler, ou les allogènes qu’il combat avec une férocité jamais égalée.

 

22. Hervé Emmanuel Nkom

Le Français qui renie sa nationalité française pourrait être le titre du roman que nous écrit Hervé Emmanuel Nkom, 67 ans, le banquier initié à la franc-maçonnerie au début des années 1980 et haut gradé du Grand Orient, qui a passé l’essentiel de sa vie en hexagone.

Ancien opposant au régime particulièrement virulent dans ses prises de psotion contre Paul Biya, le patron de Matana Capital en est devenu l’un des plus grands défenseurs au point d’être copté au comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). En 2019, l’ex-directeur du Crédit commercial de France (1984-1998) a multiplié plateaux radio et télé pour en vanter les mérites et talents, dans l’optique des législatives pour lesquelles il avait par le passé plusieurs fois été recalé par les poids lourds de son parti dans le Littoral, notamment une certaine Françoise Foning, maire de la commune de Douala V, disparue le 23 janvier 2015.

Seulement, à la faveur du contentieux préélectoral relatif au double scrutin de février 2020, il s’est vu récuser le droit de conduire la liste Rdpc du Wouri Est (Douala III et V), au motif de sa nationalité française. Un sujet sur la double nationalité qui divise l’opinion et qui n’emporte pas l’adhésion du régime de Yaoundé. Or ce refus de compétir a été accordé à un certain Jean Jacques Njock Misseke, Candidat du Parti camerounais pour la reconstruction nationale (Pcrn) de Cabral Libii pour les municipales dans la commune de Yabassi. Ce qui met en lumière  l’hypocrisie du pouvoir de Yaoundé dans la gestion des binationaux. Les footballeurs professionnels dans leur grande majorité le sont, certains pontes du régime le seraient. Mais tous ceux qui n’appartiennent à ces deux castes sont traités au mieux d’érangers, sinon d’ennemis de la nation, surtout si leur zèle politique n’est pas en faveur du régime. Et ce n’est pas le discours à la nation du 31 décembre 2019 qui va arranger les choses : “S’agissant du comportement excessif de certains de nos compatriotes de la diaspora – qu’ils soient ou qu’ils ne soient plus Camerounais – je pense qu’ils devraient, par patriotisme, s’abstenir de propos négatifs à l’égard de leur pays d’origine. On doit toujours respecter sa patrie, ses institutions et ceux qui les incarnent”, a tenu à rappeler Paul Biya.

 

23. Valséro

 

 

 

 

 

 

 

Le rappeur camerounais quadra, 7e d’une fratrie de 12, est un révolutionnaire dans l’âme qui a eu l’occasion de le payer au prix fort comme son engagement en politique, marqué notamment par son ralliement derrière Maurice Kamto lors de la présidentielle et du contentieux postélectoral. Facture? 9 mois de prison.

Un séjour derrière les barreaux qui a permis de mesurer à quel point le musicien découvert en 2002 avec “Ce pays tue les jeunes” est adulé au sein de la population qui voit en lui un Lapiro de Mbanga bis. Ce chanteur dont le jeu de guitare lui valut le nom de Ndingaman, coqueluche des vendeurs à la sauvette dans les années de braise, a fait la prison à plusieurs reprises pour son engagement politique clairement affiché dans ses chansons à succès “Kop niè”, “No make erreur”, “Mimba we” ou encore “Overdone”. L’auteur de “Lettre au président” suit donc les traces de son aîné décédé en exil à New-York en 2014. Lapiro était un maître de la langue des vendeurs à la sauvette, Valséro est un maître de la langue des jeunes du kwatt. Tous les deux, sans peur, dénoncent la mal gouvernance du pays.

La détention arbitraire de Valsero a donné à voir combien la clochardisation des musiciens du terroir a fragilisé leur capacité à s’émouvoir de ce qui arrive à un des leurs, eux qui s’étrippent depuis des décennies autour de la gestion calamiteuse des droits d’auteur. L’ex-animateur de Magic Fm, Radio Siantou et Satellite Fm n’a reçu de ce milieu que de timides soutiens d’artistes de seconde zone. Quant aux plus en vue, régulièrement invités au palais d’Etoudi par la première dame et soucieux de préserver cette importante et bien souvent unique source de revenus annuels, ils ont trouvé le moyen de ne point s’exprimer sur leur collègue et son sort.

A un confrère, pour sa première prise de parole publique, après sa libération, le diplômé de l’Ecole nationale supérieure des postes et télécommunications justifiait son soutien au boycott des législatives et muncipales et réaffimait son soutien à Maurice Kamto en soulignant que  les contours de leur nouvelle entente restaient à définir.

 

24. Cabral Libii

L’histoire retiendra que le plus jeune candidat à la présidentielle de 2018 (il est né le 29 mars 1980) est sorti troisième (6,25% des voix) du classement toujours contesté du Conseil constitutionnel. Cabral, comme on l’appelle a fait la une en 2019 sur sa rupture avec le parti Univers du Professeur Nkou Mvondo sous la bannière duquel il s’est présenté à ce scrutin. Puis il va tenter de transformer le mouvement “Onze millions de citoyens” créé en 2017 pour inciter les Camerounais à s’inscrire massivement sur les listes électorales en un parti politique; ce qui va créer un schisme au sein de l’organisation où certains goûtent peu la tentative de main basse sur le mouvement. Pour finir, après avoir buté contre l’administration qui refuse de légaliser le parti dénommé “Les citoyens”, il va se retrouver adoubé comme président du Parti camerouais pour la réconciliation nationale (Pcrn), obscur parti politque créé en 2003 par Robert Kona et basé dans l’Extrême Nord.

Affublé du costume de personnalité politique de premier plan, on l’a vu s’exprimer sur un certain nombre de questions (Grand dialogue national, Code général des collectivités territoriales décentralises…) avec moins d’ambiguïtés que dans les vidéos tournées au sortir de la présidentielle où il créait la confusion en affirmant qu’il savait de manière “incontestable” que Paul Biya n’avait pas gagné avant de reconnaître la victoire du président sortant.

Désormais engagé à se faire une assise dans le département du Nyong et Kelle dont il est originaire, où manifestement le régime a prévu de le contenir avec son approbation, il essaie néanmoins de se faire une place dans d’autres parties du pays, comme l’atteste le contentieux pré-électroral. Particulièrement ciblé par une certaine opposition, notament celle qui aurait souhaité le voir renoncer au double scrutin du 9 février, l’homme dont le passé à l’université est entouré de brumes notamment dans les revendications estudiantines se dit prêt à prendre un place plus importante dans la vie locale et nationale avec les élus de son parti. Au 6 décembre, il avouait avoir déjà récolté 90 millions de F pour battre campagne. Pourtant comme le Social democratif front (Sdf) de Josuah Osih, il a fait un peu surenchère sur la participation du Pcrn à ce double scrutin. Prétexte: besoin de 15 jours supplémentaires pour permettre à ses candidats de finaliser les dossiers pour lesquels les maires du parti au pouvoir n’étaient pas toujours disposés à signer certains documents.

 

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Auteur

Kamdem Souop
Kamdem Souop 343 Articles

Écrivain, éditeur et spécialiste de communication sur le changement de comportement social, il a dirigé le journal en ligne www.villesetcommunes.info et la WebTv www.villesetcommunes.tv de 2011 à 2020.

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