Coopération décentralisée : « Copra », un projet de mutualisation pour aider le Burkina Faso
Face à la situation économique du Burkina Faso, un projet de mutualisation, intitulé Copra, a été mis en place par des collectivités franc-comtoises. Le budget triennal d’1,2 million d’euros est utilisé pour mener des actions dans l’agriculture, le tourisme.
Une importante délégation d’élus et de techniciens de collectivités burkinabés était en mission en Franche-Comté du 5 au 9 octobre 2019 pour échanger sur les impacts du projet de coopération internationale Copra (Coopérer pour réussir l’avenir), piloté par le réseau Bourgogne Franche-Comté international (BFC international).
Le Burkina Faso est un des pays les plus pauvres du monde. « Le smic local est d’environ 50 euros par mois. Il faut nourrir une famille avec deux euros par jour », déclare Gifty Nahr Guiella, coordinatrice du projet au Burkina Faso, « Il n’y a pas de secteur secondaire, l’agriculture occupe 80 % de la population active », ajoute-t-elle.
Une situation alarmante, qui a incité six collectivités franc-comtoises, dont les villes de Besançon, Belfort et Montbéliard, ainsi que Neuchâtel, à se mobiliser depuis une dizaine d’années, pour aider quatre communes du Burkina Faso.
« Les collectivités investies au Burkina Faso, agissent de concert grâce à Copra, un projet de mutualisation, qui permet de capitaliser l’expérience et les compétences de chacune des collectivités partenaires, afin d’optimiser l’utilisation des ressources en favorisant l’efficacité et la cohérence des actions entre elles », explique Hicham Boujlilat, président de BFC international. « Le budget triennal de 1,2 million d’euros est utilisé pour mener des actions dans l’agriculture, l’eau et l’assainissement, le développement local, le tourisme et la fracture numérique », poursuit-il.
La commune de Zimtanga (32 000 habitants) a pu bénéficier de ces réalisations. « Copra a permis de développer une filière de maraîchage pour un regroupement de 120 femmes. Elles ont été formées aux nouvelles techniques et sont capables aujourd’hui non seulement de produire mais aussi de conditionner et de vendre leur production, tout en subvenant à leurs propres besoins », témoigne Ouedraogo Macaire, le maire de Zimtanga. « Nous avons également pu mettre en œuvre l’informatisation des services de l’état civil et du recouvrement des impôts locaux », ajoute le maire.
« Le projet s’articule autour de thématiques d’intérêts communs liés au développement durable, comme la création de toilettes sèches qui permettent de valoriser les déchets en compost ou en engrais liquide. L’idée est de faire en sorte que les quatre communes s’approprient les différents dispositifs proposés », conclut Hicham Boujlilat.
Source : estrepublicain.fr
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