Aménagement urbain : Les enjeux de la table ronde conjointe MINHDU-ONU HABITAT

Aménagement urbain : Les enjeux de la table ronde conjointe MINHDU-ONU HABITAT

Le ministre de l’habitat Célestine Ketcha Courtès, a présidé les travaux sur le financement de la construction urbaine mardi 2 avril 2019 au Mont Fébé Hotel de Yaoundé, autour des partenaires internationaux.

Les pourparlers se sont tenus dans le cadre de la phase 4 du Programme Participatif d’amélioration des Bidonvilles (PPAB), initiative du Secrétariat des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique financé par la Commission de l’Union Européenne et mis en œuvre par l’ONU-Habitat. Participaient aux travaux le Directeur Général du FEICOM Camille Akoa, la Représentante ONU-Habitat Kerstin Sommer, Claudia Boldrini, Première secrétaire chargée des infrastructures de l’Union Européenne, le Directeur du Crédit Foncier et la déléguée de la Banque Mondiale au Cameroun.

Célestine Ketcha Courtès lors de son exposé.

Dessiné en 2008, le PPAB se propose de mettre fin aux contingences rencontrées par les bidonvilles à travers le monde, grâce à de nombreux outils qui portent sur les profils urbains, la planification d’actions, ou encore l’exécution des projets prioritaires. Yaoundé est à sa quatrième phase, après celles de Nkolbikok, Afanmabe (Kribi 2ème), et Sisia Quarter dans le troisième arrondissement de Bamenda.

Kerstin Sommer, OIC coordinator, Housing and Slum upgrading Branch précise face à la presse que « l’échelle de travail changera pour des financements lourds et additionnels, afin qu’il y’ai un meilleur impact sur le terrain ». Célestine Ketcha Courtès quant à elle, rappelle que la philosophie de l’habitat qui se cache derrière ce projet est la matérialisation du vœu du Chef de l’Etat Paul Biya, à propos du developpement durable. Le MINHDU poursuit en précisant que le gouvernement manœuvre via deux bras d’actions principaux, à savoir le renforcement de l’offre en matière de logements décents et la mise à niveau des quartiers dégradés.

Pour les quartiers précaires encore appelés bidonvilles, après la mise en œuvre du Projet de developpement urbain et de l’approvisionnement en eau potable (PDUE), financé par la Banque Mondiale, qui a permis de désenclaver cinq villes, un second projet qui en soutient dans la perspective d’ouvrir sept autres localités d’un montant de 93 milliards est appelé à démarrer dans les prochains mois. En ajout, une partie du Programme C2D Capitales Urbaines porte sur la transformation des bidonvilles. Les études de faisabilités concernant 9 villes dont Bafoussam, Douala, Garoua sont en cours pour un espace total de 1500 hectares en droite ligne avec le FEICOM.

Les trois phases en termes de financement présentent le dessin ci-contre, à savoir Nkolbikok 530 millions de l’Union Européenne et du Cameroun, Afanmabe à Kribi 50 millions de FCFA du FEICOM, et enfin Sisia Quarter à Bamenda, 50 millions de FCFA du MINHDU. Au total 1 million d’Euros mobilisé depuis 2010 par l’instance européenne ; Selon la stratégie nationale portant sur les quartiers précaires, le MINHDU informe que 2400 milliards sont nécessaires pour 1700 hectares d’espaces non viabilisés.

Par ailleurs, en termes de recommandations, la mise en place d’une unité de coordination de mobilisation des financements, avoir une approche intégrée pour le MINHDU, explorer les offres de l’Union Européenne, inciter le secteur privé à participer, mettre en œuvre une stratégie de communication plus efficace en termes de developpement urbain, veiller sur les réserves foncières, visions et restructurations urbaines par les Collectivités territoriales décentralisées.

 

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Manfred Essome
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