Les retombées locales du barrage hydroélectrique de Memve’ele : géographie économique
Le barrage de Memve’ele réceptionné il y’a quelques jours, est au centre d’une projection inédite pour l’amélioration des conditions de vie des populations locales, un artifice de développement de la région.
La réception de l’ensemble de l’ouvrage coïncide avec la fin du déficit en énergie électrique au Cameroun. Il contribuera, selon Dieudonné Bisso le Directeur du projet, à l’augmentation de l’offre énergétique du pays et améliora ainsi le niveau de vie des populations. En 2016, sur le même site lors de la cérémonie de mise en eau partielle, l’ancien ministre camerounais de l’eau et de l’énergie Basile Atangana Kouna poursuivait: « le secteur de l’énergie constitue aujourd’hui un secteur stratégique pour notre pays, tant pour la consommation des ménages que pour l’industrie et l’économie en général ».
La mise en service totale de ce barrage répond à la demande croissante des industries et des ménages, tout en maintenant le prix de l’électricité à un niveau suffisamment bas pour permettre un développement durable.
Ajoutons que les populations environnantes vont se réjouir du développement socio-économique de la localité à travers le bitumage du tronçon Meyo-centre – Ma’an – Nyabizan. Ce tronçon sert de voie d’accès au barrage de Memve’ele. De plus, cette voie permettra désormais de faciliter les activités économiques notamment l’aisance d’exportation des produits agricoles vers les centres de consommation. L’on ne saurait oublier le Programme d’accompagnement socio-économique de Memve’ele (PASEM), créer pour résoudre les problèmes sociaux des riverains et est devenu aujourd’hui un pourvoyeur d’emploi à ces riverains.
Terminés partiellement les lampes solaires, les groupes électrogènes pour alimenter les ménages la nuit et charger les téléphones portables et autres appareils.
Grace à ce barrage, le Cameroun deviendra à coup sûr un exportateur d’électricité vers le Gabon et de la Guinée Equatoriale qui en sont demandeurs. Selon les ingénieurs chinois, le barrage de Memve’ele est capable de rapporter jusqu’à 55 milliards de FCFA chaque année dans les caisses de l’Etat, une fois entré en production.
Le programme d’accompagnement socioéconomiques du barrage de Memve’ele (PASEM) coordonné par M. Ba’ana a permis la réhabilitation d’un forage et des dons pour le centre de santé de cette localité, nous apprend projetmemveele.org, le site officiel du projet. Le centre de santé a reçu du matériel médical constitué de cinq (05) lits d’hospitalisation, une table d’accouchement, le matériel de petite chirurgie et les médicaments de première nécessité.
Le PASEM d’un montant d’1 901 095 000 FCFA est reparti sur de nombreux secteurs du développement de ces localités (Campo et Ma’an) à savoir la réhabilitation et l’entretien du réseau routier, l’amélioration de l’accès à l’eau potable, et électrification rurale. Les communes, les services déconcentrés des ministères sectoriels et les organisations de la société civile, sont autant d’acteurs bénéficiaires impliqués dans la chaine de développement local lié au barrage de Memve’ele.
A Lire aussi dans ce Dossier:
Auteur
Vous pourriez aussi aimer
Le barrage hydroélectrique de Memve’ele : le pari du développement local
L’ouvrage qui fait partie des projets structurants au Cameroun, est un pôle majeur dans le parc énergétique. Construction amorcée le 12 juin 2012 sous l’instruction du président de la république,
S’unir pour le financement des projets
C’est la formule proposée par le gouvernement et les acteurs de la société civile aux magistrats municipaux afin d’assurer le bien être des populations. Depuis la mise en place du
Bafoussam : le montant des loyers divise les parties
La loi de 2009 portant sur la fiscalité locale, dans le cadre de la Décentralisation, est partiellement respectée dans la Mifi. Depuis 2009, les grands conseillers et le délégué du







































1 Commentaire
AIMF : les autorités locales outillées sur la gestion financière – Villes et Communes
avril 19, 12:59[…] C’est ainsi qu’à travers un partage entre représentants des autorités locales, des organisations de la société civile et du secteur privé, cette session a permis de faire ressortir les conditions d’un environnement favorable pour faciliter la mobilisation des ressources propres au niveau local. […]