Prix innovation urbaine 2019 : Les nominés dans la catégorie « Habitat » sont connus

Prix innovation urbaine 2019 : Les nominés dans la catégorie « Habitat » sont connus

Le Monde Cities remettra les Prix de l’innovation urbaine le 28 juin, à Paris.

Pour la quatrième année, Le Monde remettra les Prix de l’innovation urbaine Le Monde Cities, lors d’une cérémonie qui se déroulera le 28 juin à Ground Zero, à Paris. Cette nouvelle édition vise à récompenser des solutions concrètes au service du bien vivre des habitants, de la justice sociale et de l’adaptation de la ville face au réchauffement climatique.

Les prix récompenseront des innovations développées à l’initiative de municipalités, d’entreprises, de start-up comme d’associations, d’ONG, de fondations, de citoyens ou groupes de citoyens, dans cinq catégories : mobilité, habitat, énergie, urbanisme et participation citoyenne.

Voici, dans l’ordre alphabétique, les 14 projets proposés par le comité de sélection dans la catégorie « habitat », tels que présentés par leurs initiateurs dans leurs dossiers de candidature.

Air4Kids. Dans le cadre du projet parisien Urban Lab, l’entreprise Ventilairsec Group propose Air4Kids, un système de ventilation innovant. Fondé sur l’insufflation, ce système filtre les polluants de l’air extérieur (particules fines…) pour éviter leur intrusion dans le bâtiment, ventile les locaux, maîtrise le renouvellement d’air en chassant l’air vicié, et informe de la qualité de l’air intérieur. Cette ventilation mécanique contrôlée (VMC) est pilotée par des capteurs de qualité d’air (température, humidité, CO2 et composés organiques volatils) afin de garantir un air intérieur sain et assurer l’épanouissement des enfants, lesquels construisent leur système immunitaire et respiratoire entre 0 et 3 ans.

Bastion de Bercy. Le projet du Bastion de Bercy vise à répondre aux besoins d’hébergement d’urgence à Paris, en offrant un hébergement inconditionnel aux personnes isolées à partir de 18 ans et aux familles. Il a permis la construction rapide d’un bâtiment, positionné temporairement sur un foncier mis à disposition pendant sept ans, afin d’héberger 300 personnes en situation précaire, sur un site classé monument historique. Le programme, issu d’une concertation entre l’Etat, de la ville de Paris et l’association Aurore, est complété par des espaces d’activités en rez-de-chaussée, de manière à ouvrir le site à des personnes extérieures.

Cubik-Home. A la faveur de l’apparition des BFUP (bétons fibrés ultra-haute performance), la société Cubik-Home a relancé le concept de module habitable, en détournant l’application de ces bétons en faveur de la construction hors site, en raison de leur forte résistance en faible épaisseur (5 cm de BFUP contre 20 cm de béton armé). Afin de faciliter le déploiement du procédé dans des usines de préfabrication, elle a développé un additif à incorporer dans le béton qui, additionné au procédé par panneaux assemblés avec complexe isolant intégré, facilite le transfert technologique. Les modules ainsi assemblés peuvent faire jusqu’à 34 m2 habitables, avec de larges ouvertures pour élargir l’espace lorsqu’on assemble les modules entre eux. Potentiellement équipés en usine avant d’être livrés sur chantier, ils permettent de réaliser des bâtiments passifs, performants, résistants et durables.

Cycle-up. La plate-forme spécialisée dans le réemploi des matériaux de construction Cycle-up a été conçue pour optimiser la rencontre de l’offre et de la demande en matériaux de réemploi et pour mettre en relation les acteurs de la filière : propriétaires, maîtres d’ouvrage, architectes, ingénieurs, démolisseurs et constructeurs. Elle recense l’ensemble de leurs matériaux disponibles et référencés selon leurs possibilités de réutilisation, quel que soit le stade de la vie de l’immeuble (construction, rénovation, déconstruction). Dans une logique d’économie circulaire, la société Cycle-up veut fédérer une communauté de faiseurs pour un immobilier bas carbone.

Data Soluce. La société Data Soluce a transposé les technologies issues du secteur de l’aéronautique au monde de l’immobilier en concevant une plate-forme qui permet la capitalisation et la valorisation de l’ensemble des données d’un projet immobilier en créant « un double digital » du bâtiment, exploitable durant toute sa durée de vie par l’ensemble des parties prenantes. Le bâtiment possède ainsi son historique complet pour garantir aux maîtres d’ouvrage une gestion optimale de leur patrimoine en maintenance. Les délais, les coûts et les risques liés à la gestion des bâtiments peuvent être réduits grâce à une analyse prédictive des coûts.

Dawex. Dawex, entreprise française de technologie, se présente comme une place de marché pour monétiser et acquérir des données et accélérer leur circulation. La ville intelligente collecte de grandes quantités de données sur les infrastructures numérisées dans les domaines du transport, de l’énergie et de l’habitat. L’enjeu réside dans la capacité à diffuser ces données pour leur permettre d’être interconnectées et valorisées, qu’elles soient techniques, logistiques, industrielles, marketing, commerciales, anonymées ou non. Dawex est engagée dans des projets au Japon, en Amérique du Nord et en Europe pour déployer sa technologie de place de marché de données territoriales.

EcoAct Tanzania. EcoAct Tanzania est une entreprise sociale pionnière de la technologie d’extrusion de plastique économe en énergie. Cette technologie permet de recycler et transformer les déchets et emballages, en matériaux de construction durables, comme les « bois en plastique » qui sont une alternative aux matériaux en bois dans le but de préserver les forêts et d’atténuer les effets du changement climatique. EcoAct Tanzania utilise la cire naturelle profilée pendant le processus d’extrusion. Chauffée à une température précise, celle-ci aide les matériaux de différents polymères à atteindre rapidement leur point de fusion tout en conservant leur stabilité d’origine. Il en résulte une faible consommation d’énergie et de faibles coûts de production.

Empower Shack. Empower Shack, situé à Khayelitsha, troisième plus grand township d’Afrique du Sud, est un projet de R&D menée par l’Urban Think Tank, visant à concevoir un habitat sûr et résistant. Trois prototypes de logement fonctionnels et reproductibles ont été construits, sur les principes du logement modulaire. Les habitants sont investis dans le projet depuis sa conception jusqu’à sa réalisation, Empower Shack faisant appel à la main-d’œuvre locale. Les résidents ont pu gagner un revenu, acquérir des compétences et peuvent participer continuellement au remodelage des lieux aux côtés des professionnels de l’industrie.

Les Parisculteurs. La Ville de Paris lance des appels à projets intitulés Les Pariculteurs ouverts aux jardiniers, paysagistes, agriculteurs, entrepreneurs, « start-upers », acteurs de l’économie sociale et solidaire, afin d’accompagner les propriétaires fonciers pour qu’ils accueillent des porteurs de projet d’agriculture urbaine sur leurs toits, dans leurs parkings, au pied de leurs immeubles. Objectifs : créer des trames vertes au cœur des cités denses, développer des circuits courts de proximité, créer des emplois et dynamiser les liens sociaux. Pour sa deuxième saison, l’appel à projets a retenu 33 lauréats qui produiront notamment fruits, légumes et champignons, mais aussi de la tisane, des huiles essentielles, du safran. Ces activités créeront près de 70 emplois dont huit en insertion.

Q-Bot. Au Royaume-Uni, l’entreprise Q-Bot a créé une solution d’isolation de l’espace situé entre le sol et le premier plancher d’un bâtiment, souvent mal isolé et source de fortes pertes de chaleur et de courants d’air froid. Ce qui nuit au confort des habitants et alourdit leur facture de chauffage, aggravant ainsi la précarité énergétique des ménages. Contrôlé par un technicien, le robot Q-Bot est inséré dans ce vide sanitaire pour cartographier l’espace et projeter une couche d’isolant sur le dessous du plancher. Résultats observés : baisse de 80 % des pertes de chaleur du sol, 30 % de courants d’air en moins, une économie d’énergie d’environ 150 euros/an et de 700 kg de CO2/an.

Silindokuhle Preschool. La Silindokuhle Preschool est un projet mené par quatre architectes nantais du collectif Saga avec les habitants de Joe Slovo, un quartier de la ville de Port Elizabeth en Afrique du Sud. Le projet s’appuie sur l’initiative d’une habitante, Patricia Piyani, qui a ouvert au sein de sa maison un centre d’accueil pour les enfants du quartier. L’objectif du projet Silindokuhle Preschool est d’offrir un espace de 220 m2 à cette fin et de lui donner les conditions de son développement. Au-delà de la construction d’un équipement, l’initiative propose d’aborder différemment le projet architectural. Il s’agit de faire avec ce qui est là, de construire avec des déchets en leur donnant de la valeur.

Temperly. Temperly est une offre proposée par Cedeo et Brossette, enseignes de Saint-Gobain Distribution Bâtiment France. Elle présente une solution globale de comptage et de répartition individuels de frais de chauffage et d’eau, mise à la disposition des professionnels pour les gestionnaires d’immeubles collectifs, les syndics de copropriété et les bailleurs sociaux. Chaque résident accède à son décompte individuel et à différents indicateurs afin de suivre et piloter sa consommation de chauffage. En cas de surconsommation de chauffage, de dysfonctionnement des appareils ou de fuite d’eau, Temperly alerte le résident. Cette solution permet ainsi de réaliser 20 % d’économies d’énergie.

Uzer. La société Uzer a développé Eugène, une application mobile gratuite et un boîtier connecté permettant aux utilisateurs de scanner le code-barres de leurs produits pour analyser leurs étiquettes (valeurs nutritionnelles, additifs, allergènes), et savoir comment les recycler en fonction des règles locales. La solution permet également de suivre l’impact de sa consommation sur sa santé et sur l’environnement, et de créer sa liste de courses en fonction des produits scannés. La société collabore avec plus de 150 marques et distributeurs désireux de favoriser le recyclage de leurs produits, et avec des opérateurs de gestion de déchets et éco-organismes afin d’améliorer les performances de tri de leurs clients, les collectivités locales.

Source : lemonde.fr

 

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Manfred Essome
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