Mairie de Galim: Les frais de location des véhicules et divers ont coûté 27 millions

Mairie de Galim: Les frais de location des véhicules et divers ont coûté 27 millions

Lors de la tenue du dernier conseil municipal le 18 juillet 2020 à Galim en présence du préfet des Bamboutos Budu Ewango Ernest et de nombreux journalistes , la ligne budgétaire consacrée à la location des véhicules et autres divers pour les exercices 2013 à 2019 , excepté l’exercice 2014, a été évoquée en séance plénière.

Dans la foulée l’on apprendra que la mairie de Galim dispose de 3 véhicules, notamment un pick-up, un camion berne et un véhicule de fonction du Maire. Même si l’engin en question sert plus pour des activités commerciales à Douala et non les populations de Galim à qui le maire a reçu mandat. Or à la lecture de la ligne de dépenses pour les exercices 2013 à 2019, il ressort que 27. 163. 498 FCFA ont été dépensés pour la location des véhicules et autres divers.

A la question de savoir dans quel but, a-t-on loué les véhicules alors que la mairie en dispose déjà quelqu’uns ? Le secrétaire général va tenter de répondre à cette question lors des travaux en commission. En guise de sa réponse, il va faire observer qu’un prestataire avait gagné un marché public à la mairie et malheureusement, n’avait pas de véhicule pour ses prestations. C’est ainsi que la mairie s’engage à louer les véhicules au profit de ce partenaire à qui l’on avait déjà payé.

Seulement dans la même salle, le receveur municipal va s’inscrire rapidement en faux contre la version du secrétaire général. Pour le receveur municipal, la mairie n’avait jamais loué les véhicules pour le compte de l’exercice 2019.

Dans le même ordre d’idée, le Maire Tsouogang Élie Saker va ajouter qu’effectivement, la mairie n’avait jamais loué les véhicules. Cependant, le chef de l’exécutif Communal note qu’une ligne budgétaire a été consommée avec excédent et c’était cet excédent qui a été greffé à la ligne budgétaire portant sur la location des véhicules.

En pleine séance du conseil municipal, l’honorable Nguibop Joséphine Epse Simo sera interpellée sur la question par le préfet. Pour sa part, il s’agit d’un dérapage budgétaire ou un glissement financier avant de conclure qu’il s’agit en réalité d’une faute de gestion, punissable par la loi.

Source: Camerounweb

Précedent Conseil National de la Décentralisation: Paul Biya signe un décret pour son organisation
Suivant Assemblée Nationale: Plaidoyer des Parlementaires vis à vis des actes d'état-civil

Auteur

Vous pourriez aussi aimer

Actu

Abstention record aux élections municipales et législatives du 9 février 2020 au Cameroun

Véritable enjeu du double scrutin du 9 février couru d’avance du fait d’une victoire programmée du parti au pouvoir, le respect du mot d’ordre de boycott lancé par le Mouvement

Actu Afrique

Maroc : la gouvernance locale à rude épreuve à Rabat

Des rivalités politiques entre les formations PAM et PJD bloquent le Conseil de la ville de Rabat, additionnées au blocus du 31 octobre 2018. Mercredi dernier, une conférence de presse

Actu Monde

Guadeloupe – Finances locales: 21 communes dans une situation critique

Les communes de Guadeloupe sont dans une très mauvaise passe financière, puisque près de 2/3 sont situées dans la zone d’alerte du réseau d’alerte des finances locales.

0 Commentaire

Aucun commentaire pour l'instant!

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire