Developpement durable : Les Gouverneurs réfléchissent à l’avenir du Lac Tchad

Developpement durable : Les Gouverneurs réfléchissent à l’avenir du Lac Tchad

Les gouverneurs des pays  transfrontaliers du lac Tchad se sont réunis du 16 au 18 juillet 2019 à Niamey, au Niger. Consolidation de la paix et développement durable étaient  à l’ordre du jour.

Pour la deuxième fois depuis 2018, les gouverneurs des huit zones du lac Tchad les plus touchées par l’insurrection de Boko Haram se sont retrouvés lors d’un forum de 48 heures au Niger. De l’avis de nombreux participants, l’ampleur de la crise de Boko Haram est phénoménale et ses causes complexes. Il existe d’abord un déficit structurel en matière de développement, une rupture de contrat social avec une insurrection violente perpétrée par les extrémistes, et enfin, une catastrophe environnementale annoncée irréversible. Boko Haram échappe au contrôle des frontières de quatre pays, ce qui nécessite, dit-on, une réponse régionale et appropriée.

Pour le représentant régional des Nations unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel, Mohamed Ibn Chambas, le forum de Niamey offre une feuille de route pour sortir de la crise. Les populations du bassin du lac Tchad demandent des actions concrètes et Boko Haram doit être vaincu, a-t-il ajouté. Mais la solution militaire ne suffit pas pour un responsable de l’État de l’Adamawa au Nigeria. Selon lui, il faut intégrer les repentis de Boko Haram, impliquer les communautés locales et passer de l’urgence au développement.

Selon le bureau des Nations unies pour la coordination de l’aide humanitaire au Tchad, les conditions de retour des 2,5 millions de déplacés ne sont pas encore réunies. La seule lueur d’espoir est venue de la Force mixte multinationale (FMM). Selon son commandant en chef, la situation sécuritaire s’est beaucoup améliorée depuis la dernière opération militaire. Au total, 800 éléments de Boko Haram ont été tués ou capturés dans le lac Tchad.

C’est le Premier ministre nigérien, S.E Brigi Rafini qui a présidé l’ouverture des travaux en présence des participants venus des quatre pays concernés Nigeria, Cameroun, Tchad et Niger, ainsi que des représentants de l’Union Africaine, du Secrétaire général des Nations Unies et des partenaires au développement. Cette réunion s’inscrit dans le cadre d’une stratégie régionale de stabilisation de l’espace CBLT.

Les pays membres de la CBLT partagent une ressource naturelle extrêmement stratégique aussi bien pour la survie des populations que pour les Etats respectifs au regard des retombées socio-économique qu’elle génère. C’est pourquoi, ces pays poursuivent les initiatives en vue de mutualiser leurs efforts et stabiliser cette zone meurtrie par les exactions de la secte Boko Haram. Les réflexions et les échanges au cours de cette réunion, la deuxième du genre va se focaliser sur trois points qui constituent d’ailleurs ses principaux objectifs. Il s’agit de faire le point des derniers développements depuis le premier forum de 2018 ; définir ensemble des priorités claires pour l’avenir de la CBLT et enfin de lancer un fonds de stabilisation qui permet d’accompagner les actions majeures qui seront définies à l’issue de cette rencontre de Niamey.

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Manfred Essome
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