Plusieurs personnes ont été tuées lors des élections municipales et législatives du 09 février 2020 au Cameroun
Organisées dans un climat tendu, les élections municipales et législatives du 09 février 2020 se sont soldées avec trois morts en pays bamoun, dans la région de l’Ouest. Les victimes étaient soupçonnées d’être partisanes du boycott du double scrutin.
La localité de Koupa-Matapit, dans le département du Noun, a vécu une tragédie hier dimanche. Une foule en cris et larmes, mais n’opposant aucune résistance, a assisté au meurtre à la machette de trois individus qui, selon certains témoignages, avaient pris sur eux de boycotter le double scrutin. D’après une autre version, ils étaient soupçonnés de complicité avec le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) pour commettre des fraudes. Ils ont été sortis de leur domicile et tués par des personnes facilement identifiables sur la vidéo d’une insoutenable violence.
En attendant que justice leur soit rendue, le ministre de l’Administration territoriale s’est empressé, dès la fermeture des bureaux de vote hier soir, d’annoncer fièrement que les comptes rendus des autorités administratives placées sous son autorité n’avaient relevé d’incident majeur. Or des incidents ont en outre été relevés à Foumban, une tradtion à chaque scrutin dans cette partie du pays où une inimitié non voilée caractérise la relation entre Adamaou Ndam Njoya, ancien ministre et maire de Foumban depuis 1996 et son cousin Ibrahim Mbombo Njoya, lui aussi ancien ministre et sultan des bamoun depuis 1992.
Par ailleurs, deux personnes ont trouvé la mort ce dimanche à Ntarikon, dans le Nord-Ouest et sept autres à Bangem dans le Sud-Ouest.
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