Changement climatique : Un trésor à 125 milliards pour les géants pharmaceutiques

Changement climatique : Un trésor à 125 milliards pour les géants pharmaceutiques

Un rapport de Morgan Stanley voit dans les dérèglements climatiques et leurs conséquences, une opportunité de profit pour Sanofi ou GSK notamment.

Les effets du changement climatique risquent d’être considérables sur la santé humaine. L’OMS prévoit qu’il aura un impact «extrêment négatif» notamment à cause de la propagation de maladies tropicales comme la dengue, le chikungunya, le zika ou encore la fièvre jaune.

Une aubaine pour l’industrie pharmaceutique, qui se devra de répondre rapidement à ces nouvelles problématiques, explique un rapport réalisé par la banque américaine Morgan Stanley. Les analystes estiment qu’une dépense de 50 à 125 milliards de dollars, soit de 44,6 à 111,6 milliards d’euros, dans des vaccins supplémentaires sera nécessaire pour lutter contre cette propagation virale.

Invasion de moustiques

En cause, selon ce même rapport et l’OMS, les moustiques Aedes aegypti et Aedes Albopictus, tous deux responsables de ces maladies. Avec le réchauffement, ces deux espèces pour le moment présentes dans les régions chaudes auront tendance à se développer et à migrer. Les spécialistes prévoient que, d’ici 2050, entre 385 et 725 millions de personnes de plus seront exposées à des maladies infectieuses.

Selon le Carbon Disclosure Project, près de 74% des entreprises du secteur biotechnologique, santé et pharmaceutique ont déjà intégré le changement climatique dans leur stratégie d’affaires. Nombre de sociétés pharmaceutiques tireront profit de la vente de médicaments et de vaccins conçus pour lutter contre ces afflictions.

Sanofi et GlaxoSmithKline (GSK) sont les deux entreprises qui devraient le plus bénéficier du changement climatique. La première dispose de plusieurs produits vaccinaux, dont un contre le paludisme et un contre la dengue. Son point fort réside dans sa capacité à produire à grande échelle.

GSK vend plus de 1,9 million de produits chaque jour dans plus de 50 pays, démontrant ainsi sa vaste influence et sa force commerciale globale. Le traitement à dose unique de tafénoquine, conçu par le laboratoire et approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis, a été créé pour prévenir les poussées de paludisme.

Source : korii.slate.fr

Précedent Developpement urbain : Le Mozambique songe à un programme national
Suivant Tunisie : La chaine alimentaire KFC partenaire du développement local

Auteur

Manfred Essome
Manfred Essome 933 Articles

Intéressé par les questions internationales, il a pris ses marques en radio et télévision.

Voir tous les articles de cet auteur →

Vous pourriez aussi aimer

Actu Afrique

Mali : La mairie de Bamako 3 interdit la marche des syndicats de la police nationale

Informée de l’action des syndicats de la police nationale le 22 novembre 2018 pour réclamer leur droit, la mairie a opposé une fin de non-recevoir à l’action des policiers. L’organisation

Actu Cameroun

État-civil : un programme de modernisation lancé

Le programme d’appui y relatif a été présenté le 21 mars 2019 à Yaoundé par le ministre de la décentralisation et du développement local, Georges Elanga Obam et la coopération

Actu Cameroun

Désordre urbain : Jean Claude Tsila donne un dernier avertissement aux sauveteurs

Le Préfet du Mfoundi s’est exprimé par voie de communiqué le 5 Décembre 2019 à la suite d’une réunion de concertation tenue à Yaoundé.

0 Commentaire

Aucun commentaire pour l'instant!

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire