Coronavirus : Une épidémie qui ronge l’économie mondiale de 0,5%

Coronavirus : Une épidémie qui ronge l’économie mondiale de 0,5%

Le virus dont l’épicentre est à Wuhan en Chine, devient de jour en jour « l’ennemi à abattre ». Sa progression dans tous les continents dépassent toutes les statistiques comparativement au Sida à une époque. L’Ocde a fait passer sa prévision de croissance mondiale de 2,9 à 2,4% pour 2020 dans son rapport publié le 2 mars.

Bien qu’il soit encore trop tôt pour mesurer la totalité des retombées économiques de l’épidémie de coronavirus, l’OCDE a déjà réduit ses prévisions de croissance mondiale en raison de la propagation du virus hors de Chine. Dans un rapport publié cette semaine, l’organisation table désormais sur une croissance économique mondiale de 2,4 % cette année, contre 2,9 % prévus en novembre 2019. Si cette prévision se réalise, il s’agirait du plus faible taux de croissance économique depuis la fin de la crise financière en 2009. Sans surprise, la Chine devrait être l’économie la plus impactée cette année et l’OCDE a revu ses prévisions de croissance pour le pays de 5,7 à 4,9 %.

Le reste du monde n’est toutefois pas à l’abri de l’impact du virus, car les voyages d’affaires et le tourisme sont affectés et de nombreuses entreprises sont confrontées à des perturbations de leur chaîne d’approvisionnement en raison de leur dépendance à l’égard de la Chine. L’organisation a notamment réduit ses prévisions de croissance du PIB à 0,9 % pour la France, soit trois points de moins que les prévisions de novembre dernier.

Face à l’épidémie, l’organisation appelle les États à rester vigilants face à l’évolution de la situation et leur conseille de se tenir prêts à agir, le cas échéant, pour renforcer leurs dispositifs sanitaires et dynamiser l’activité.

Le contexte y est favorable, plaide l’OCDE : les taux d’intérêt exceptionnellement bas «offrent la possibilité d’utiliser la politique budgétaire plus activement pour renforcer la demande à court terme, y compris des dépenses temporaires pour amortir l’impact de l’épidémie de coronavirus sur les groupes sociaux et les entreprises vulnérables». En d’autres termes, des actions extraordinaires permettront d’appuyer l’économie, pour un coût limité, y compris dans les pays plus vulnérables, comme l’Inde, le Brésil, le Mexique ou la Turquie. L’Afrique n’est pas en reste avec l’Algérie, le Sénégal, l’Afrique du Sud, le Nigéria notamment qui soont frappés de plein fouets par des cas détectés.

 

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Manfred Essome
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