Que vont devenir les chevaux de bataille du Mrc après le 9 février ?

En décidant de ne pas prendre part au double scrutin des législatives et municipales du 09 février 2020, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a pris le risque, si le pouvoir de Yaoundé campe sur ses positions, de disparaître de la scène politique. Mais que dire de ses combats ?
Au poker, ce serait vu comme “faire tapis”. La non participation aux législatives et municipales prive cette formation politique d’une présence dans les conseils municipaux et à la chambre basse du parlement jusqu’en 2025, avec comme point d’orgue l’impossibilité de présenter un candidat à la présidentielle de la même année, vu qu’une des conditions à remplir est d’avoir au moins un élu de l’un ou l’autre scrutin.
Pour justifier sa position et sa décision, le Mrc soutient que la résolution de la crise anglophone, le solde du contentieux de la présidentielle et l’adoption d’un code électoral consensuel sont des préalables qui ont manqué au moment d’aborder le double scrutin de ce dimanche. En effet, le gouvernement est resté sourd à l’idée d’un nouveau code électoral, bien que même l’organe en charge des élections, Elecam, l’ait réclamé dans un rapport. Il est également imperméable à l’dée de procéder à un recomptage des bulletins de la présidentielle. De fait, les c’est désormais un sujet clos, si l’on se fie aux discours d’investiture et de fin d’année 2018 de Paul Biya. Et quant à la crise anglophone, Yaoundé estime l’avoir solutionnée avec le controversé Grand dialogue national, le Code général des collectivités territoriales décentralisées et surtout le statut spécial des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. En peu de mots, tous les chevaux de bataille du Mrc sont le dernier souci du régime de Yaoundé.
Alors que Maurice Kamto, sorti de prison en octobre dernier, après 9 mois de détention arbitraire dans le cadre des protestations des résultats de la présidentielle, est en tournée en Occident et profite de chaque escale pour marteler la nécessité pour la communauté internationale de prêter une attention plus prononcée sur la situation du Cameroun, le sort de ses griefs repose désormais sur l’intérêt des chancelleries occidentales et des organisations internationales sur les crises qui agitent le Cameroun. Pour ce faire, il compte sas doute sur un taux d’abstention record demain dimanche, pour légitimer davantage sa campagne internationale actuelle.
Pari osé, mais pari quand même, dans un environnement politique marqué par les écarts de langage de certains présidents de parti qui dénotent un souci de prestige ou une préoccupation alimentaire. Pour s’en convaincre, les deux derniers en date: Cabral Libii du Parti camerounais pour la réconciliation nationale, cité par le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune, disait à ses militants lors d’un meetin de la campagne électorale qui s’achève qu’il vise un poste de ministre. Quant à Jean de Dieu Momo, président des Patriotes démocrates pour le développement du Cameroun (Paddec), ministre délégué auprès du ministre de la Justice, et qui se présente lui-même comme “ministron”, multipliant les pitreries depuis qu’il a été nommé, il dit qu’il est et a le pouvoir, et pour rien au monde, il ne peut démissionner.
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