Les incinérateurs de 85 communes d’Ile-de-France paralysés

Les incinérateurs de 85 communes d’Ile-de-France paralysés

La grève des salariés de trois usines perturbe l’élimination des 6 000 tonnes quotidiennes de détritus provenant de Paris et ses environs.

Dans la salle de commandes de l’incinérateur de déchets ménagers d’Ivry-sur-Seine, une douzaine de salariés en grève arborant casques de sécurité et gilets fluorescents discutent, dos à leurs écrans de contrôle figés. Au sommet d’une fosse gigantesque aux parois tapissées de falaises de détritus pend un énorme grappin, ses crocs d’acier vides.

Depuis le 23 janvier, à l’appel de la Cgt Energie-Mines, les fours de l’Unité de valorisation énergétique (Uve) du Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères (Syctom) située à cheval sur la commune du Val-de-Marne et le 13e arrondissement de Paris sont à l’arrêt, tout comme ceux des usines d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) et de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

Une catastrophe écologique?

A elles trois, d’ordinaire, ces usines traitent en effet quotidiennement 6 000 tonnes de déchets ménagers de Paris et des 84 autres communes d’Ile-de-France. Et la « valorisation » du rebut des six millions de personnes qu’elles abritent permet notamment d’alimenter à plus de 45 % la Compagnie parisienne de chauffage urbain (Cpcu) qui distribue chauffage et eau chaude dans 500 000 équivalents logements de Paris (soit 70 mètres carrés occupés par trois personnes) et de seize communes de la petite couronne.

Source : Le Monde

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Manfred Essome
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