Africités 2018 : Le 8e Sommet officiellement lancé
L’édition 2018 du Sommet Africités accueille plus de 5 000 acteurs du développement local.
La cérémonie qui a connu la participation d’un ancien chef d’Etat, Catherine Samba-Panza de Centrafrique, a été marquée par la reconnaissance Jean Pierre Elong Mbassi au Maroc qui, non seulement abrite le siège de la représentation Afrique de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLUA), mais organise pour la deuxième fois en 9 ans l’événement qui est placé sous le haut patronage du Roi Mohammed VI. L’autre point qui a marqué l’événement est l’absence remarquée de celui qui a été deux fois élu président de la représentation Afrique de CGLUA : Khalifa Ababacar Sall.
Cette édition a été marquée par l’intervention de l’écrivain et économiste sénégalais Felwine Saar. Invité par le Secrétaire général de CGLUA, il a exposé sa vision des villes africaines de demain, consciente de « leur détermination de vivre ensemble avec des membres égaux mais différents », assumant leur potentiel, leur densité, leur vitalité circulante, leur dynamisme, mais aussi leur congestion, leur étroitesse, leur étouffement et de leur indécision quant à leur forme à venir ». Elles ne sont donc pas confrontées à un problème d’urbanisation, mais aussi surtout aussi à un projet politique, prenant en charge le défi écologique, leur créativité et leur singularité alors que plusieurs époques et manières d’occuper l’espace s’y côtoient, luttant contre les vestiges coloniaux.
Une ville singulière justement, c’est Marrakech, présentée par M. Elong Mbassi comme ouverte sur le monde, ce qui justifie son choix pour abriter certains des plus grands événements du monde. Ce qu’a confirmé le vice-maire de la ville de Yokohama (Japon), Kazumi Kobayashi.
Kigali, moderne, ordonnée, propre mais froide sans folie. Alger, blanche avec une élégance surannée, mais ancienne. Bamako, poudreuse, antique mais figée dans un passé à reconquérir. Abidjan, lagunaire, fière mais en lutte avec les stigmates de son douloureux passé récent. Dakar, tumultueuse et turbulente, mais n’a plus de poumons ni de verdure. Ces photographies du poète invitent à plaider pour que les villes africaines ne soient pas de pâles copies des villes occidentales ou orientales, mais des villes qui créent leur mouvement propre, qui règlent les questions fonctionnelles tout en se connectant à ce qu’il y a d’essentiel dans la culture des peuples qui les habitent. Bref, des villes intégratives, esthétiques, respectueuses de l’environnement et peu consommatrices en énergie. Le ton était lancé, sachant que le thème de cette édition est : « La transition vers des villes et territoires durables : le rôle des collectivités territoriales d’Afrique ».
Un vaste chantier dont ont conscience les autorités locales africaines auxquelles David André, Maire de Victoria (Seychelles), vice-président de CGLUA pour l’Océan indien et musicien à ses heures perdues a consacré un hymne.
Jusqu’au 24 novembre, plus de 120 sessions sont prévues dans l’espace Conférence, en plus d’une vingtaine d’ateliers dans l’espace Salon.
Lire aussi dans le dossier :
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