RDC : Annulation des sénatoriales et l’élection des gouverneurs

RDC : Annulation des sénatoriales et l’élection des gouverneurs

À la suite des manifestations contre les résultats des sénatoriales donnant le FCC de Joseph Kabila vainqueur, le président Félix Tshisekedi a convoqué le 18 mars 2019, une réunion interinstitutionnelle, qui a débouché sur d’importantes mesures.

« Le cycle électoral en cours est âprement négocié » et « mis en péril », a souligné dans la soirée du 17 mars 2019 à  la presse, le Front commun pour le Congo, la coalition dirigée par Joseph Kabila, à l’égard du parti politique de Félix Tshisekedi, l’Union pour la démocratie et le progrès social. Une mise en garde adressée après les déclarations de Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du président, qui a annoncé la tenue d’« une importante » réunion interinstitutionnelle le 18 mars, à la suite des manifestations enregistrées dans le pays contre les résultats des élections sénatoriales.

Plusieurs manifestations ont éclaté en RDC après la publication des résultats des sénatoriales, qui ont donné le FCC de Joseph Kabila largement vainqueur du scrutin. La coalition a remporté au moins 80 sièges, alors que tous les autres partis réunis l’UDPS de Félix Tshisekedi, l’Union pour la nation congolaise de Vital Kamerhe, le Mouvement de libération du Congo de Jean-Pierre Bemba et la plateforme de Moïse Katumbi n’ont recueilli qu’une vingtaine de sièges.

Sous la pression de leur base, les autorités de l’UDPS ont exigé l’annulation des résultats des élections sénatoriales. Félix Tshisekedi, lui, se dit trahi par les députés provinciaux de son parti.

De son côté, la plateforme de Joseph Kabila refuse que soit annulé un quelconque scrutin indirect, à savoir celui des sénateurs ou des gouverneurs et vice-gouverneurs, tant que les opérations électorales prévues dans le calendrier électoral de la Commission électorale nationale indépendante n’auront pas été achevées.

Parmi les mesures qui seraient en discussion, l’ouverture d’enquêtes sur les allégations de corruption contre les députés provinciaux, retarder les élections des gouverneurs prévues à la fin du mois, suspendre l’installation du Sénat en attendant les enquêtes de la justice, ainsi que la radiation des députés provinciaux au niveau de leur parti politique respectif (UDPS-UNC). Des mesures qui devraient être prises dans le strict respect de la Constitution et des prérogatives du chef de l’État.

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Manfred Essome
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