Diabaté Mamou Bamba : « Ma commune a mis en place un plan d’action d’assainissement, toutefois, l’éducation à l’environnement au primaire me tient à cœur »

Diabaté Mamou Bamba : « Ma commune a mis en place un plan d’action d’assainissement, toutefois, l’éducation à l’environnement au primaire me tient à cœur »

 Diabaté Mamou Bamba, Maire de la Commune rurale de Pelengana au Mali. Présidente du réseau des femmes élues du Mali, s’est appesanti sur les expériences acquises lors de la semaine de l’habitat au Cameroun, pour la transformation des déchets en richesses. Un entretien exclusif signé Villes & Communes.

 Villes & Communes : Avez-vous le sentiment que les femmes soient fortement impliquées dans le processus de valorisation des déchets?

Diabaté Mamou Bamba : En septembre, l’Etat malien lui-même a lancé un vaste programme appelé « villes vert ». Parce qu’avant, l’Etat avait pris une entreprise marocaine qui gérait les zones de déchets. Malheureusement, la population n’a pas adhérée. Pour changer de stratégie, l’actuel ministre de l’assainissement, a lancé un nouveau programme pour impliquer les familles. Mais il a commencé à Bamako. Maintenant, ce sont les familles qui sont responsabilisées pour la gestion des ordures. Avec cette stratégie, ça commençait à marcher. Pour la transformation des déchets c’est un problème, le transit et dépôt représentent aussi d’autres défis à Bamako. L’Etat n’avait pas prévu ca, le dépôt de transit et le dépôt final.

Villes & Communes : Comment votre commune fait face au recyclage différent de la valorisation des déchets au quotidien pour parvenir à des écogestes perpétuels ?

Diabaté Mamou Bamba : Grace à mes multiples voyages et expériences, je me suis décidé à prendre 50 familles pilotes ou test au sein de ma commune, je les ai dotés en poubelles. Grace à cela il ‘y’a un partenaire qui est venu dans la commune, en visite surprise. Il a salué l’initiative et nous a appuyés. Aujourd’hui nous sommes en phase sensibilisation et ce sont toutes les populations qui vont vers les poubelles en termes de réflexes citoyens. La Commune a donc commencé à faire un Plan d’Action d’assainissement et c’est avec cet outil que nous avons copté les habitants, avec l’aide des chefs de villages, des femmes et de la jeunesse.

L’expérience qui m’a marquée et que j’ai vue ici au Cameroun, est la transformation des bouteilles d’eau vides en chaises durables. Lorsque j’ai envoyé les photos, les jeunes se sont mis à la collecte des bouteilles immédiatement. Je vais chercher un partenaire pour qu’il puisse m’emmener cette femme au Mali pour la transmission des savoirs. Le Mali a pris beaucoup de décisions mais c’est le concret qu’il faut actuellement ? Je souhaite implémenter ce projet au sein des écoles primaires afin que l’éducation à l’environnement, la transformation des déchets figure, cela me tient vraiment à cœur.

Entretien réalisé par Manfred ESSOME

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Manfred Essome
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