HIMO : L’expérience qui vient de Sangmélima
Située dans la région du Sud, la commune de Sangmélima fait partie des premières terres d’expérimentation de l’application de l’approche HIMO au Cameroun. Le projet s’est étalé du mois d’avril à septembre 2013. Il s‘agissait pour les autorités municipales d’améliorer l’état de la voirie urbaine par le pavage d’un tronçon d’environ 350 mètres. Fruit de la signature d’une convention de partenariat avec le ministère de l’Economie de la planification et de l’aménagement du territoire. Comme l’indique M. Mathurin Bindoua, président de la commission des grands travaux de la commune de Sangmélima, le financement de ce projet salvateur était de 135 millions de F CFA.
Pour l’exécution des travaux, à partir de l’application de l’approche à Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO), la mairie a lancé un appel à candidature pour le recrutement des jeunes de la localité. Cet exercice a été facilité par des communiqués au niveau de la radio communautaire explique M. Bindoua. Il s’agit évidemment d’une exigence du décret du 24 mars 2014 sur les conditions de recours et d’application des approches HIMO.
Suivant l’article 22 de ce texte signé du Premier ministre camerounais, les entreprises doivent mettre à la disposition du public, dans un délai de cinq jours du début du démarrage des travaux, les informations sur la nature de l’activité, les lieux de recrutement de la main d’œuvre et les dates effectives des chantiers. Aucun autre critère n’est imposé au postulant déclare le président de la commission des grands travaux de la commune de Sangmélima.
Et de poursuivre que dans le cas de sa commune, plusieurs centaines de candidatures ont été reçues. Au terme d’une sélection, 100 jeunes ont été retenus pour l’exécution des travaux sous la supervision d’un ingénieur recruté par une commission tripartite : commune, et les délégations départementales des ministères de l’Economie et celui des Travaux publics. Les travaux ont été livrés au bout de cinq mois au lieu de six mois initialement prévus.
Au niveau de la rémunération, les 100 ouvriers recrutés dans la commune ont perçu d’une enveloppe globale de 45 millions de F CFA sur les 135 millions representant coût total du projet. En plus, précise M. Bindoua, chaque ouvrier a reçu une formation dans différents domaines : sur les techniques de fabrication des pavés, l’utilisation d’un compacteur ou encore des techniques approfondies sur la maçonnerie. Et de conclure que l’originalité de l’approche HIMO et de lutter contre le chômage et la pauvreté du niveau local.
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