Tunisie : Coup d’envoi de l’Assemblée générale de la Fédération nationale des villes

Tunisie : Coup d’envoi de l’Assemblée générale de la Fédération nationale des villes

Pour développer une capacité d’analyse approfondie sur la question du renforcement du pouvoir local, la fédération des villes a ouvert un débat lundi 10 décembre 2018.

Il est clair que la gestion municipale est l’une des préoccupations de la Fédération nationale des villes tunisiennes. Il s’agit de la 8ème assemblée générale après les premières élections municipales libres et indépendantes. Au programme : la propreté, l’écoute du citoyen, le renforcement de la gouvernance locale. Tels sont les points clés du débat d’aujourd’hui.

L’ordre du jour de cette assemblée générale comprend la présentation des deux rapports moral et financier aux représentants des communes pour approbation. Ensuite, les élus déterminent la stratégie pour l’avenir de la fédération pour qu’elle puisse pleinement assumer son rôle de représentation et de plaidoyer en faveur des intérêts des municipalités.

L’objectif est celui d’annoncer le lancement officiel du programme d’Empowerment des communes déployé par la FNVT, en partenariat avec le centre international du développement pour la gouvernance locale innovante CILG-VNG international et financé par l’Union Européenne.

Les défis à relever diffèrent. Définir et mettre en œuvre les activités visant la concrétisation de la stratégie de communication du programme PEC, c’est ce qui ressort du débat.

Présente lors de cet événement, Souad Abderrahim, maire de Tunis a mis l’accent sur l’importance du capital humain dans les mairies. Tout comme elle insiste sur la mise en place de la police municipale, qui devrait être liée au pouvoir local et non au central. Par ailleurs, Mokhtar Hammami, ministre des Affaires locales, met l’accent sur les enjeux des municipalités. Il déclare que la décentralisation et la déconcentration marchent en parallèle, tout comme il mise sur la nécessité d’une administration libre, loin des tiraillements politiques.

Évoquant le manque du capital humain, M. Hammami, a indiqué : “Il est important d’intégrer 5000 cadres afin qu’on arrive à 19% de recrutement en 2027, contrairement aux 11% actuels.”

Source : leconomistemaghrebin.com

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Manfred Essome
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