French Tech et décentralisation : l’exemple français

French Tech et décentralisation : l’exemple français

La France expérimente une formule de développement des start-up. Une expérience qui peut inspirer le Cameroun et le reste de l’Afrique.

Avec le projet privé, 1Kubator, Paris montre l’exemple aux autres collectivités françaises en accompagnant de jeunes entrepreneurs dans le domaine de la technologie. La moitié des start-up créées en France le sont en région parisienne et cette ville concentrerait, à elle seule, plus d’emplois dans le secteur du numérique que toute la province réunie. Une dynamique reprise par le gouvernement avec le label French Tech.

En la matière, Paris n’est pourtant pas seule. Lyon accueille des studios de jeux vidéo depuis plusieurs années. A Rennes, de nombreuses start-up ont vu le jour dans le domaine de l’audiovisuel, tandis que Grenoble a vu s’implanter des centres de recherche et développement. Nantes, quant à elle, a vu la naissance de plusieurs acteurs du Net, notamment dans l’e-commerce, et son taux d’emploi dans le numérique se serait envolé de 17 % entre 2009 et 2013.

Le concept lancé il y a moins de deux ans a deux volets : French Tech Ticket pour attirer les entrepreneurs étrangers, Frech Tech Pass pour appuyer les entreprises à fort potentiel. Or le problème du financement des projets est un frein, car les conseils régionaux n’ont pas les moyens de Paris. Toutefois, avec 1Kubator lancé par Alexandre Fourtoy, un ancien de l’Union des associations européennes de football (UEFA) dont il s’occupait de la filiale digitale, la création des start-up en régions pourrait être dopée. Le projet ambitionne lever entre 16 et 25 millions d’euros (soit entre 10 et 17 milliards de FCFA) pour financer à l’horizon 2017 pas moins de 300 entreprises dans 11 villes dont Bordeaux, Lyon, mais aussi Bruxelles et Evian-Genève. Ainsi chaque promoteur de start-up bénéficierait de 25 000 euros (soit 16, 4 millions FCFA) et 1Kubator prendrait en contrepartie 10% du capital de l’entreprise appuyée, dans le but de constituer un fonds qui pourra refinancer des projets.

Mais déjà la question se pose de savoir si l’idéal n’est pas de spécialiser les métropoles et de mettre sur pied des fonds thématiques selon les régions.

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