Polluants organiques : Les Journalistes et OSC sensibilisés sur leur danger

Polluants organiques : Les Journalistes et OSC sensibilisés sur leur danger

Du 16 au 17 Aout 2019 à Yaoundé, l’organisation Jeunes volontaires pour l’environnement et Green Impact Communication ont co-organisé un atelier portant sur les polluants organiques persistants, véritables dangers permanents pour la santé et l’environnement.

Dans le cadre de la Convention de Stockholm, entrée en vigueur le 17 mai 2004, 150 pays se sont engagés à réduire la pollution de l’environnement par les polluants organiques persistants en interdisant ou limitant strictement la production et l’utilisation de 12 produits parmi lesquels des insecticides (l’aldrine, le chlordane, le DDT, la dieldrine, l’endrine, l’heptachlore, le mirex et le toxaphène), un fongicide (l’hexachlorobenzène), des produits chimiques issus de la production d’autres substances chimiques, ou de l’incinération des déchets : les dioxines et les furanes et un ensemble d’hydrocarbures chlorés utilisés dans des applications industrielles comme l’isolation de transformateurs et de condensateurs, les additifs aux peintures et aux plastiques : les PCB.

Les polluants organiques persistants (POPs) sont quant à eux des molécules complexes qui, contrairement aux autres polluants ne sont pas définies en fonction de leur nature chimique mais à partir de quatre propriétés qui sont :la toxicité (elles ont un ou plusieurs impacts prouvés sur la santé humaine),la persistance dans l’environnement (molécules résistantes aux dégradations biologiques naturelles),la bioaccumulation dans les tissus vivants et augmentation des concentrations le long de la chaîne alimentaire (bioamplification),le transport longue distance.

Raison pour laquelle, alarmes ont été donnés par les experts de JVE afin d’éduquer la société civile, les journalistes afin qu’ils puissent s’intéresser à ces questions précises pour la préservation de l’environnement.

Le mercure existe sous différentes formes: mercure élémentaire (ou métallique), inorganique (auquel on peut être exposé dans le cadre d’une activité professionnelle) ou organique (méthyle mercure par exemple, auquel on peut être exposé par l’alimentation), avec un niveau de toxicité et des effets variables sur les systèmes nerveux, digestif et immunitaire, et sur les poumons, les reins, la peau et les yeux. Le mercure est naturellement présent dans l’écorce terrestre. Il est libéré dans l’environnement par l’activité volcanique, l’érosion des roches et à la suite des activités humaines. Ces dernières sont la cause principale des rejets de mercure, qui proviennent notamment des centrales électriques au charbon, de l’utilisation domestique de ce minerai pour le chauffage et la cuisine, des processus industriels, des incinérateurs de déchets et de l’extraction minière du mercure, de l’or et d’autres métaux.

 

De nombreux produits contiennent du mercure, notamment: les piles et les batteries; certains appareils de mesure comme les thermomètres et les baromètres;  les commutateurs et les relais électriques dans les équipements;  certaines lampes (y compris certains types d’ampoules électriques); les amalgames dentaires (plombages);  certains produits éclaircissants pour la peau et d’autres cosmétiques (fond de teint pour les femmes); et certains produits pharmaceutiques.

Les conventions de Bale (1989) sur les déchets et produits chimiques dangereux, la Convention de Rotterdam sont des conventions internationales engagées par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).  Cette dernière convention, parfois appelée Convention Pic (pour prior informed consent) fut ouverte aux signatures le 10 septembre 1998. Elle offre la possibilité pour un pays de décider quels sont les produits chimiques ou pesticides dangereux qu’ils veulent bien recevoir et de refuser ceux qu’ils ne sont pas en mesure de gérer en toute sécurité.  Elle encourage le partage des responsabilités et la coopération entre les pays signataires dans le domaine du commerce international de certains produits chimiques très dangereux dont notamment certains pesticides et certains produits chimiques industriels.  Par une « procédure de consentement préalable en connaissance de cause », tout pays signataire prévoyant d’exporter ces produits doit informer les pays importateurs et d’obtenir leurs permissions.

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Manfred Essome
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