Droits digitaux : Vous ne contrôlez qu’un tiers de votre identité en ligne !

Droits digitaux : Vous ne contrôlez qu’un tiers de votre identité en ligne !

On imagine souvent que notre identité numérique est définie par les données que l’on poste volontairement sur les réseaux sociaux. Mais d’après la fondation polonaise Panoptykon, il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg.

Imaginons un instant que vous soyez extrêmement prudent quant à vos données personnelles. Vous avez paramétré Facebook et Instagram pour vous protéger au maximum, vous ne postez jamais de photo de votre visage et vous avez même renseigné une mauvaise date d’anniversaire pour brouiller les pistes. En bref, vous avez l’impression de contrôler votre identité numérique et d’être un ninja du web.

Vous avez tout faux. En effet, les données que vous postez en ligne ne sont que la partie visible d’un gigantesque iceberg. D’après la fondation Panoptykon (une ONG polonaise qui s’intéresse à nos données), et son graphique, notre identité en ligne est définie par trois couches de datas.

Votre identité en ligne est un oignon

La première couche d’identité, c’est celle que nous évoquions plus haut. Il s’agit de tout ce qu’on communique via les réseaux sociaux et les applications. Nos recherches, les notes et les commentaires que nous laissons, nos mots de passe, notre genre, nos contacts ou nos amis… la liste est déjà longue et impressionnante, mais ça n’est pas tout.

La seconde couche concerne notre comportement en ligne et les métadonnées que nous laissons derrière nous. Il s’agit par exemple du contenu que vous ignorez, du temps passé sur une appli, du mouvement de vos doigts ou de votre souris, de votre parcours sur le web (la manière dont vous allez d’un site à l’autre). Cette deuxième couche va aussi enregistrer les quantités de données que vous avez téléchargées, votre historique de SMS, ou tout simplement le type d’appareil que vous possédez.

En assemblant ces deux couches, les algorithmes vont alors produire un troisième niveau de données. Ce niveau, c’est un peu « ce que les machines pensent de vous ». Il regroupe des informations déduites comme votre santé, votre quotient intellectuel, votre niveau d’éducation, votre place dans la société, vos opinions politiques, votre religion, votre orientation sexuelle, vos habitudes de consommation, votre situation familiale, etc. En d’autres termes, il s’agit de votre reflet numérique qui permet de mieux cibler vos besoins d’un point de vue publicitaire.

Des données incontrôlables !

Pour la Fondation Panoptykon, ces deux couches d’identité sont totalement incontrôlables – et pour cause ! Personne n’a envie de donner ce genre d’informations de manière consciente à une entreprise privée ou à un État. Pour pallier ce manque de coopération, les algorithmes vont donc tenter de « deviner » votre double numérique en se basant sur la première et la seconde couche de l’oignon. En fonction du résultat, les plateformes que vous utilisez vous donnent accès à des contenus différents. Aux États-Unis, ce sont les banques, les assurances ou les services de santé qui modifient leur comportement en fonction de ce reflet. En Chine, ces éléments permettent de calculer le fameux score social qui détermine votre place dans la société.

source: ladn.eu

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Manfred Essome
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