Le rideau se baisse sur le salon international du livre de Yaoundé

Le rideau se baisse sur le salon international du livre de Yaoundé

L’acte 3 de ce rendez-vous littéraire organisé par le ministère des arts et de la culture, a été l’occasion pour les acteurs de la chaîne-livre, de joindre leur savoir-faire du 8 au 13 mai.

Le Salon International du Livre de Yaoundé qui revient donc pour sa troisième édition, met le livreau cœur de la préservation de la paix et de l’unité au Cameroun. Une grand-messe unique qui a réuni pour la circonstance, des grands noms de la littérature d’hier et la nouvelle génération. Plus qu’une retrouvaille, cette biennale avait pour objectif d’améliorer l’image de la littérature auprès du grand public.

La cérémonie d’ouverture a donné lieu au lancement des hostilités, avec la présence d’une dizaine de membres du gouvernement, corps diplomatique et autres autorités civiles et traditionnelles. C’est par des sons de tam-tam, moulés au sketch d’Ali Mvondo portant sur le livre, que la température a été donnée.

Par la suite, « L’origine du monde » sera la seconde phase poétique de David Noudji, puis de la circonférence hilare d’Eugène Ebode, tous très acclamés pour leurs prestations. Le Pr. Narcisse Mouelle KOMBI, va donner le kick off de l’évènement après un discours teinté d’envolées lyriques ou il a exhorté le coté pédagogique et euphorique du livre. « Le SILYA est né de la volonté de donner d’avantage de visibilité au secteur du livre » a-t-il souligné. Le vernissage de l’exposition « les grandes figures de la littérature camerounaise », la visite des stands et les distinctions remises à des acteurs tels Blick Bassy, Ann Tanyi-Tang ont été autant de ponctuations qui ont meublé cette journée d’ouverture.

Pas moins de 200 exposants sont présents pour ce festival du livre, avec 30 pays invités par le Cameroun pour présenter leurs œuvres, à l’image de la Tunisie, du Bénin, du Togo, de l’Afrique du Sud…Les grandes et nouvelles enseignes de l’édition étaient représentées telles Harmattan, Ifrikiya, Afriavenir, Les Chefferies Du Cameroun, Editions Clé, Fondation Paul Ango Ela Etc…

Pendant 6 jours, les éditeurs, libraires, auteurs, critiques et différentes intelligences ont conjugué d’adresse autour de leur matrice principale : le livre. Si l’affluence n’a pas été au rendez-vous comme le prévoyait les organisateurs, cela n’a pas su décourager de nombreux visiteurs venus faire connaissance avec les ouvrages exposés et des b to b avec certains auteurs pour en savoir d’avantage. Du roman, contes, poésies, journaux spécialisés et ouvrages concis, l’offre littéraire était plurielle selon l’audience.

De l’ouverture des stands dès 9h à l’esplanade du musée national, on pouvait apercevoir bon nombre d’activités tout le long du site. Des danses folkloriques, ateliers des plus jeunes, groupes de travail d’édition, conférences et tables rondes font partie de ce package multidimensionnel qui a couvert l’évènement. L’après-midi était le plus concentré sur des tables rondes animées par de nombreux poids lourds de la plume, issus du journalisme, de l’enseignement, de l’administration, et même de la diplomatie. Chaque journée portait le nom d’un auteur des lettres, et de personnalités sources en milieu culturel. C’est dans cette mouvance que par ailleurs, la journée du 10 mai était nommée « Bole Butake » écrivain camerounais, « Mohaman Yaya (Lamido de Banyo) et Fernando Dalmeida » pour celle du 13 mai, ou encore « Calixthe Beyala » le vendredi 11 mai.

 

 

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Manfred Essome
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Intéressé par les questions internationales, il a pris ses marques en radio et télévision.

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