Crise des ordures: la sensibilisation insuffisante de la communauté urbaine de Yaoundé
La CUY a engagé une campagne de sensibilisation par des affiches qui invitent les populations à lutter contre l’insalubrité sous toutes ses formes, en vain.
La communauté urbaine de Yaoundé (CUY) possède un contrat avec la société privée HYSACAM (Hygiène et Salubrité du Cameroun) qui se charge de l’assainissement de la ville notamment la collecte et la gestion des ordures ménagères, le balayage des routes. Si certaines routes sont propres, on constate que la gestion des ordures ménagères pose d’énormes problèmes. Précédemment, une convention avait été signée entre la Communauté urbaine et l’entreprise VEOLIA en 2007 dans la même matière. Le ministère de l’habitat et du développement urbain accompagne ces institutions dans les démarches de politiques urbaines d’assainissement. La CUY a engagé une campagne de sensibilisation en affichant des banderoles qui invitent les populations à lutter contre l’insalubrité sous toutes ses formes. Mais cette sensibilisation reste insuffisante. La commune de Yaoundé 7 n’est pas en reste car elle joue un rôle prépondérant de relais dans la gestion des ordures dans cet espace.
Pour une gestion efficiente de ces immondices, certaines structures ont décidé de prêter main forte aux communes. Dans ce sillage, le Groupe d’initiative commune d’action sociale et environnementale au Cameroun (GIC le vert) appuie l’exécutif communal à Yaoundé 3 et Yaoundé 6. Ce programme pilote, qui va s’étendre dans tous les sept arrondissements de Yaoundé, vise aussi bien la sensibilisation des populations que l’élimination des ordures.
Selon des données internationales, chaque individu adulte produit environ 370 Kg de déchets par an. Nos modes de vie, d’alimentation et de consommation, facteurs contribuant à l’augmentation des emballages et donc des déchets, y sont pour beaucoup. Parallèlement, les capacités individuelles d’élimination et de stockage des déchets ne cessent de diminuer chaque année dans nos villes.
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