Mémoires Musicales de 1996 à 2020 – De 7 à 14

Mémoires Musicales de 1996 à 2020 – De 7 à 14

La suite de ce dossier Hommages est consacré au rappel mémoires des artistes qui nous ont quitté de Charlotte Mbango à Geo Masso.

 

7-Charlotte Mbango (morte le 02 juin 2009 à Paris)

La chanteuse Charlotte Mbango, grande figure de la musique camerounaise et auteure notamment du titre Konkaï makossa, devenu un véritable tube en Afrique, est décédée dans la région parisienne des suites de maladie. “Elle souffrait de diabète aigu depuis trois semaines”, avait déclaré son frère aîné, Njoh Mboulè, sans plus de détail. (AFP) Elle était en effet hospitalisée au CHU de Kremlin-Bicêtre dans le Val de Marne près de Paris. Elle avait été transportée de Dublin en Irlande où elle résidait depuis plusieurs années. Elle laisse une fille nommée Chris Audrey et une petite-fille.

Choriste dès l’âge de 9 ans, elle participa d’abord à de nombreux concerts scolaires. Elle  évolua avec les groupes négros spirituals. Partie pour Paris, elle entre dans le circuit musical via son cousin Joe Mboulé, et démarre alors une carrière en accompagnant des artistes de renom international comme Manu Dibango, entre autres.

Détentrice d’une maitrise de marketing, la chanteuse se lance dans une carrière solo. Charlotte Mbango arrive sur la scène musicale en 1987 avec un album intitulé Nostalgie, avec en particulier le titre Dikom lam la moto qui lui permet de rencontrer son public. Grande prêtresse du makossa, elle marque de son emprunte ce genre emblématique du Cameroun, notamment avec le fameux Konkai makossa, signé Guy Lobé. Un tube, qui lui vaut un Disque d’or en 1988 remis par le couturier Paco Rabane. Très pieuse, Charlotte Mbango enregistra aussi des cantiques religieux chantés en duala. En tout, elle sortira une  dizaine d’albums et recevra le Tamani d’honneur lors des Tamani d’or à Bamako en 2003.

8-Bebe Manga (décès le 01 juillet 2011 à Douala)

Une référence de la scène musicale féminine camerounaise. Elisabeth Bessem Manga, alias Bébé Manga est décédée  des suites d’un arrêt cardiaque à 63 ans alors qu’elle se dirigeait vers un hôpital de Douala, capitale économique du Cameroun. La chanteuse est devenue célèbre pour son interprétation de Ami oh, une chanson originale d’ Ebanda Manfred.

Il faut savoir qu’elle avait des problèmes de santé dues à son surpoids. Cette anglophone du Sud-ouest du Cameroun, née d’un père musicien et d’une mère choriste, a débuté en tant que chanteuse dans un cabaret d’Abidjan, en Côte d’Ivoire dans les années 1970. Elle y a été surnommée Bébé Manga en raison de la qualité de sa voix, claire et fluette.  “Ami Oh” a été réinterprété de nombreuses fois avant d’être révélé sur le plan international en 2004 par African connection. La chanteuse a également sorti plusieurs tubes à succès tels que « Mota benama », « Diakamba », ou encore « Na Méa ». La musique de la diva du Makossa était aussi bien appréciée dans son pays natal qu’ailleurs.

9-Lapiro de Mbanga (Décès 16 mars 2014 à New-York)

Engagé, en opposition frontale avec le président du Cameroun, Paul Biya, et les autorités du pays, le chanteur et guitariste Lapiro de Mbanga est décédé des suites d’une maladie, dimanche 16 mars, à Buffalo, dans l’ouest de l’Etat de New York, où il vivait avec sa femme et ses enfants. Né Pierre Roger Lambo Sandjo à Mbanga (région du littoral) au Cameroun, en novembre 1957, il avait 56 ans.

Lapiro de Mbanga a été emprisonné trois années sous l’accusation d’avoir participé aux émeutes, assorties de pillages, en février 2008, contre le pouvoir en place au Cameroun, avant de s’exiler aux Etats-Unis en 2012. Amorcée au Nigeria en 1978, sa carrière a pris son envol au cours des années 1980 au Cameroun, où il était extrêmement populaire. « J’aime bouger, les émotions fortes, les aventures, j’ai horreur de la monotonie », nous déclarait-il lorsque nous l’avions rencontré en France, à l’occasion de la sortie de son album Ndinga Man contre-attaque : na wou go pay ?, en 1994, paru sur le label français Indigo, le septième de sa carrière qui en compte une dizaine.

10-Guy Lobè, décédé le 16 mars 2016 à Yaoundé

En visite de travail au Cameroun pour la promotion de son nouvel album, le chanteur est décédé le lundi 16 mars à l’hôpital Général de Yaoundé. Selon certaines indiscrétions, Guy Lobe souffrait depuis quelques temps de problèmes cardiaques. Il s’en va un jour au moment où l’on commémore le décès de Lapiro de Mbanga, autre grande figure de la musique camerounaise.

En 2010 une rumeur annonçait déjà l’artiste pour mort, pourtant placé en soins intensifs à l’hôpital de la Pitié Salpetrière à Paris toujours pour des problèmes cardiaques.

11-Anne Marie Nzie, décédée le 24 mai 2016 à Yaoundé

Surnommée “la voix d’or du Cameroun”, Anne-Marie Nzié, engagée dans l’art d’Orphée depuis 60 ans, est décédée à Yaoundé à 84 ans. La chanteuse est morte  à l’hôpital central de Yaoundé où elle avait été admise une dizaine de jours avant.

Le Cameroun et le continent africain pleurent la mort d’une grande artiste. Anne Marie Nzié laisse derrière elle un héritage sans précèdent. Née en 1932 dans le village de Lolodorf dans la région du Sud, Anne-Marie Nzié était considérée comme la doyenne de la musique camerounaise, totalisant plus de 60 ans de carrière.

Elle avait été surnommée “la voix d’or du Cameroun”, une mention d’ailleurs inscrite sur une voiture qui lui avait été offerte par les autorités camerounaises.

12-Roger Bekono (décès 15 septembre 2016 à Yaoundé)

Le chanteur de bikutsi camerounais, Roger Bekono est décédé à 62 ans,  des suites d’une longue maladie. La nouvelle est venue d’un de ses proches. Ottou Marcellin, accablé, annonce la mort de son père dans la musique, Roger Bekono. L’auteur de « Jolie poupée » a quitté ce monde  après un combat perdu contre une longue maladie.

Né en 1954, Roger Bekono tire ainsi sa révérence. Dans les années 80, il a fait les belles heures du bikutsi, avec des 33 tours à succès. Parmi ces plus grands succès : « Jolie poupée », « Etam mot », « Enying Moni », « Ye wo kombel », mais aussi « Oget Mongi », « ça m’a brûlé », « Ngon nnam », « Nnem ya bum ». Ses titres ont connu la touche des plus grands. Zanzibar et Jean Marie Ahanda à la guitare, Atebas et « Gros » Ngole Pokossy à la basse, ou encore des arrangements de Mystic Jim, ont souvent sublimé ses morceaux.

13-Lisa T (décès 20 juin 2017 à Douala)

L’artiste musicienne Liza T de son vrai nom Elise Tchuissa Yankoua est décédée dans un hôpital de la ville de Douala. L’auteure des tubes à succès « Associé »et « Nostalgie » a tiré sa révérence après de longues années de maladie. Au cours de l’émission «Regard social», diffusée sur la chaîne Equinoxe télévision, l’artiste était apparu sous un visage méconnaissant et l’on a appris qu’elle était atteinte de goitre et de dépression nerveuse et abandonné à elle seule sans aucune véritable prise en charge.

Elle avait affirmé néanmoins avoir reçue l’aide de l’ ancien attaquant camerounais  Samuel Eto’o qui lui a payé les soins au Centre Hospitalier Universitaire (Chu), à Yaoundé. «Je remercie Samuel Eto’o Fils pour tout ce qu’il a fait pour moi. Il a bien dépensé de l’argent pour qu’on me soigne», avait-elle déclaré sur le plateau de «Regard social», du jeudi 21 janvier 2016.

14-Geo William Masso (décès le 30 octobre 2018 à Douala)

La voix de l’artiste Geo Masso ne bercera plus les mélomanes. Alors que son décès avait été annoncé deux jours plus tôt, c’est finalement le 29 octobre 2018, qu’il a rendu l’âme à l’hôpital militaire de la ville de Douala. Il y avait été conduit suite à un malaise qui l’avait affaibli et entrainé dans le coma.

D’après des proches, son état de santé se dégradait depuis peu, mais les espoirs d’une guérison prochaine confortaient sa famille. Et c’est finalement âgé de 67 ans, que la mort a eu raison de lui nous rapportent nos confrères de la CRTV.

De son vrai nom Masso Mpessa Geoffroy William, Géo Masso était un grand nom de la musique camerounaise. Bon chanteur et surtout excellent danseur.

 

Précedent Mémoires: Le Cameroun a perdu 22 artistes en 24 ans
Suivant Mémoires Musicales de 1996 à 2020 - De 15 à 22

Auteur

Manfred Essome
Manfred Essome 907 Articles

Intéressé par les questions internationales, il a pris ses marques en radio et télévision.

Voir tous les articles de cet auteur →

Vous pourriez aussi aimer

Actu Cameroun

Région du Sud : La décentralisation s’invite à Ebolowa

Une conférence sur la décentralisation a été organisée le 29 Octobre 2018 par les jeunes du quartier Bilone, afin d’expliquer les enjeux et les impacts de ce concept sur le

Actu Cameroun

Appui aux communes: le PNDP offre 150 motos

La distribution de ce matériel roulant à 150 communes du Cameroun s’est étalée du 10 au 24 Avril 2014. Il s’agit d’une motocyclette de marque Yamaha AG 100, un casque,

Actu

Coopération France-Cameroun : Le développement urbain en ligne de mire

Le ministre de l’habitat et du développement urbain, a reçu en audience l’ambassadeur de France mercredi 23 janvier 2019 à Yaoundé, pour des échanges dans le cadre du secteur urbain.

0 Commentaire

Aucun commentaire pour l'instant!

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire