Insalubrité à Yaoundé : la crise des ordures en urgence !

Insalubrité à Yaoundé : la crise des ordures en urgence !

L’insalubrité galopante dans la capitale politique est une équation majeure à résoudre pour tous les acteurs. De nombreux espaces continuent d’être l’objet d’un décor des plus nauséabonds. Incursion au cœur d’un site des plus fréquentés, le marché Mokolo.

 A Mokolo, les ordures on en a l’habitude

Yaoundé, Marché Mokolo, il est 7H, les commerçants s’activent déjà à l’étalage de leurs marchandises dans leurs espaces. Les trottoirs, les comptoirs et autres étals de fortune grouillent de monde. Cependant, un biotope capte notre attention : le décor visuel est insalubre. Des tas d’immondices se dressent à divers endroits de ce marché très fréquenté. Dans certains cas, les marchands étalent les produits à quelques centimètres des ordures. Les quelques bacs disponibles notamment au point dit NIKKI, débordent à tel point que les commerçants sont obligés de verser les déchets par terre. Les eaux sales ne sont pas canalisées. Si, à l’observation, l’on peut décrier le manque de matériel de ramassage d’ordures, la faible volonté des vendeurs à mettre de la propreté dans le marché est également un facteur de l’insalubrité.  Et le spectacle est désolant. Des tas d’ordures s’étalent à perte de vue. Des sachets plastiques de tous les gabarits et de toutes les couleurs, des morceaux de cartons, chaussures usées, vieux vêtements, déchets alimentaires, jonchent les hangars, la route, les parkings et les dessertes du marché.

Aucun endroit où le regard se pose sans voir des détritus. Il faut bien du courage aux éboueurs d’Hysacam, l’entreprise de collecte et de traitement des ordures, pour s’attaquer au nettoyage de cet espace commercial. « C’est comme ça ici à Mokolo tous les jours. On a beau nettoyer, les commerçants et leurs clients se chargent de salir. Personne ne fait l’effort d’aller jusqu’au bac à ordures. Ils jettent tout à terre sans considération pour le travail que nous faisons», confie un éboueur de l’entreprise au micro de Villes et communes. Au-delà de la chaussée qui se retrouve encombrée, les riverains ont beaucoup de mal à respirer du fait des odeurs pestilentielles qui s’en dégagent, avec le concours de la traditionnelle poussière.  « C’est l’incivisme de certaines personnes qui préfèrent jeter les ordures par terre à côté du bac parce qu’elles le font étant assises dans leur véhicule au lieu de se donner la peine de descendre, nous avons de la peine à respirer ici. » Affirme un riverain.

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Manfred Essome
Manfred Essome 19 Articles

Journaliste intéressé par les questions internationales, il a pris ses marques en radio et télévision. Accoutumé par le data journalisme, c'est sur les thématiques de décentralisation et développement local dont il est spécialisé.

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