Belgique : vingt communes signent la Charte de Milan pour une alimentation durable

Belgique : vingt communes signent la Charte de Milan pour une alimentation durable

Ce sont 20 communes francophones de l’arrondissement de Verviers associées à différents acteurs économiques et de développement durable qui ont signé la Charte de Milan ce 28 février 2018 à Malmedy. Un document au travers duquel ensemble, ils s’engagent à mener et soutenir des actions promouvant une alimentation saine et durable.

C’est un fait inédit qu’un engagement pareil soit établit par autant d’élus locaux à la fois dans ce domaine. L’on pourrait s’interroger sur les motivations exactes de cet accord. Le but principal de cet engagement pris par les signataires, c’est d’agir dans le domaine alimentaire.  » Cette charte de Milan, effectivement, c’est l’alimentation durable, l’alimentation de demain. Il y a des choses sur lesquelles les communes et les entreprises peuvent agir localement, et la première chose était de réfléchir à comment soutenir nos productions agricoles locales et donc développer tout ce réseau de circuits courts « , clarifie Renaud Keutgen, coordinateur du réseau Aliment-Terre de l’arrondissement de Verviers.

Il s’agit ainsi d’une alliance de communes, d’acteurs économiques et de la société civile. Et c’est cette communion qui peut donner un succès selon Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation (2008-2014) :  » Une commune est un espace trop restreint pour développer des synergies à une échelle suffisante pour, par exemple, attirer des investisseurs ou permettre à une véritable dynamique citoyenne de s’instaurer. Ces communes peuvent créer, à l’échelle du bassin de vie qu’elles constituent ensemble, une dynamique territoriale où les gens peuvent se reconnaître « .

Des mesures pour la matérialisation de cette signature, ont déjà été prises par certaines communes. A l’instar de Malmedy avec le bourgmestre Jean-Paul Bastin :  » On a, par exemple, lancé un appel à projet pour que des producteurs locaux se réunissent et puissent proposer aux acheteurs, aux « consom-acteurs », de pouvoir acheter des produits -que ce soit des confitures, des fromages, de la viande, des légumes- et de pouvoir trouver tout ça dans un seul et même endroit « . Ce projet a bénéficié d’un financement public de 10.000 euros.

 

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Auteur

Nadia Dicka Lobe
Nadia Dicka Lobe 90 Articles

Journaliste passionnée, elle fait ses débuts en presse écrite, puis en radio. Au fil du temps elle se familiarise avec la rédaction web. Récemment son travail est axé sur les questions de décentralisation, de gouvernance locale et de développement local.

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